Au début, une musique retentit et deux cavaliers entrent dans l'arène.
Ils sont suivis des chevaux-tireurs et des picadors. Tous les matadors entrent à leur tour dans l'arène et font voler leurs draps rose d'un côté et jaune de l'autre.
Après avoir salué la loge présidentielle, tout le monde se retire à part les deux cavaliers qui font un dernier tour et disparaissent par la porte.
Alors, on entend à nouveau la musique et un homme ouvre une porte avec une tête de taureau au-dessus. Il la tire et donc ferme un couloir et se trouve en sécurité. Ensuite, il tape contre le mur et crie pour faire sortir le taureau. Les matadors déploient leur draps et le taureau fonce sur eux. Aussitôt, ils se cachent derrière un mur et le taureau se rue vers d'autres. Certains matadors, dont celui qui doit l'abattre, restent sur la piste et le font passer sous leur draps. Ce petit manège ne dure pas plus que 5 minutes car la musique reprend pour annoncer l'entrée des picadors.
Les matadors essayent alors de faire approcher le taureau de l'un des picadors. Le picador fait alors trembler sa jambe et le bruit attire le taureau qui fonce sur le cheval. Pendant que le taureau bouscule sa monture, le picador lui enfonce son épieu dans le dos ce qui le fait abondamment saigner. Enfin, la musique recommence et les picadors se retirent pour laisser la place aux banderilleros qui essayent de planter leurs fléchettes dans l'échine du taureau en l'approchant de très près.
La musique retentit à nouveau et tout le monde se retire à part le matador qui doit achever le taureau. Celui-ci a échangé son drap contre une muleta, tissu rouge beaucoup plus léger dans lequel il a planté son épée pour agrandir sa superficie. Il effectue alors pleins de passes. De temps en temps, il enlève son arme de la muleta ce qui diminue sa superficie et crée plus de danger car le taureau passe plus près de lui.
A un moment, la musique recommence mais le matador continue son manège. Enfin, il va changer d'épée et effectue encore quelques passes. Soudain, il s'arrête juste devant le taureau en pointant son épée devant lui. Il pousse un cri pour faire avancer le taureau et lui plante son arme dans le dos. Aussitôt, les autres matadors qui se tenaient prêts à intervenir s'élancent et se relaient de chaque côté du taureau pour lui faire tourner la tête.
Maintenant, soit le taureau reste debout et les matadors reprennent l'épée et le manège recommence ; soit le taureau se couche. Dans ce cas, un matador plante un couteau dans la tête de l'animal pour l'achever. Alors, on coupe une oreille au taureau. Si le public trouve que le matador a bien combattu, il agite un objet blanc(un mouchoir, un papier, etc.)et le trophée revient au matador. Sinon, le public ne fait rien et le matador ne gagne pas l'oreille. Ensuite, des gens attachent une chaîne au cou du taureau, les chevaux-tireurs entrent alors dans l'arène et traînent le corps du taureau à la sortie. Entre temps, le matador fait le tour de l'arène et renvoie les vêtements aux gens qui les ont fait tomber, ramasse les fleurs, etc.

Dictionnaire :
Chevaux tireurs: Ce sont 2 chevaux traînent une barre en bois à laquelle on accroche le crochet relié à la chaîne. Ils sont accompagnés de quelques personnes qui les dirigent. Ils ont la tête entourée de grelots
Picadors : Ils sont montés sur des chevaux avec de gros matelas qui les protègent et ont une armure sur leurs jambes. Ils ont aussi des lances qu'ils plantent dans le dos du taureau. Ils ne sont pas aimés du public.
Banderilleros : Lanceurs de banderilles. Ils visent l'échine du taureau pour lui faire baisser la tête et ainsi faciliter la mise à mort.
Banderilles : Tige en fer se terminant par une pointe. Elles sont décorées de petits papiers de couleurs.